La faulx

Tout part de là, cette envie de moins. (dq77)

L’outil parait tout simple et il l’est. Son utilisation en revanche doit être rigoureuse, appliquée. (yaye)

La faulx est constituée d’un manche avec deux poignées avec lesquelles l’on vient placer une lame au bout. Par simple mouvement de rotation, la lame parcourt un demi-cercle (180°) et, au contact de la végétation, coupe cette dernière.

Pendant un an j’ai utilisé une lame de 70cm de la taillanderie italienne Falci. Débutant, j’avais du mal à la battre et la fauche s’est avérée plus dur au fur et à mesure. Depuis j’ai changé pour une lame Fux de 60cm. Plus légère, plus facile à utiliser.

Le fil (deux ou trois millimètres) de la lame doit être aiguisée toutes les cinq minutes avec une pierre pour l’affuter et après quatre heures de fauche, elle doit être battue avec un marteau à battre sur une enclumette afin d’étirer le fil pour qu’il retrouve son redoutable tranchant.

Le battage est un art qui nécessite de prendre son temps, de frapper avec une force constante.

Et puis, une fois le geste assimilé. Une fois que l’on prend le temps, détendu, on se pert dans le mouvement.

Le mouvement des lames, métronome implacable. (4844)